En 1957 il est nommé expert français près le comité scientifique des Nations-Unies, sur les effets des radiations atomiques.
photo ©Association des Amis du Professeur Lejeune
« La qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres. »
Pr. Jérôme Lejeune
Jérôme Lejeune naît en 1926 près de Paris. À 18 ans, il se plonge avec passion dans les études de médecine. En 1952, année de son mariage avec Birthe Bringsted, il rentre dans le service du Pr Turpin, pour s’occuper de ceux que l’on nomme alors les mongoliens. Aussitôt bouleversé par ses patients, Jérôme Lejeune leur voue son existence et met tout son talent à la recherche d’un traitement.
En 1958, après 6 ans de recherche, en examinant le caryotype d’un jeune garçon, il parvient à démontrer pour la première fois la présence de 47 chromosomes liée au mongolisme : c’est la découverte de la trisomie 21.
Cette découverte fait naître en lui un sentiment d’urgence qui ne le quittera plus : guérir ses patients pour tenter de leur rendre « la liberté de l’esprit ». Cette découverte capitale, suivie bientôt par d’autre et la qualité de ses travaux font de lui le père de la génétique moderne.
En 1964, il est élu premier professeur de Génétique Fondamentale à la Faculté de Médecine de Paris. Il accueille dans sa consultation des milliers de patients venus du monde entier. Le regard de compassion qu’il porte sur chacun d’eux frappe tous ceux qui le croisent.
Il est ensuite nommé doyen de la faculté de médecine des Cordeliers à Paris (Paris Descartes), où il crée le 1er certificat de cytogénétique et celui de génétique générale.
Il est aussi nommé expert en Génétique humaine à l’OMS, membre du Conseil Scientifique de l’Institut Pasteur, de l’INSERM, de la Fondation Kennedy à New York, de l’Institut de bioéthique Georges Town University, à Washington.
Alors quand, dans les années 70, la médecine propose de vaincre la maladie en supprimant le malade, il n’accepte pas ce contresens absolu et, avec son autorité morale, sa science et son talent, il devient l’infatigable avocat de ses patients.
En 1957 il est nommé expert français près le comité scientifique des Nations-Unies, sur les effets des radiations atomiques.
En 1958, il découvre avec Marthe Gautier et Raymond Turpin la première anomalie chromosomique connue chez l’homme : la Trisomie 21, autrefois appelé syndrome de Down.
Plus tard, avec ses collaborateurs, il identifie les mécanismes d’autres pathologies chromosomiques, telle que la Maladie du Cri du Chat à laquelle il refusa de donner son nom. Il ouvre ainsi la voie à la cytogénétique et à la génétique moderne.
En 1962 il reçoit le Prix Kennedy pour ses travaux.
En 1964, il est nommé directeur de recherche du CNRS et président de la première chaire de Génétique Fondamentale en France.
En 1965, il devient chef du service de génétique à l’hôpital Necker-Enfants Malades à Paris.
En 1969, il reçoit à San Francisco le William Allan Memorial Award de l’American Society of Human Genetics, la plus haute récompense pour la recherche en génétique humaine.
En 1974, il est nommé membre de l’Académie Pontificale des Sciences.
En 1982, il devient membre de l’institut (Académie des Sciences Morales et Politiques).
En 1983 il est élu membre de l’Académie Nationale de Médecine.
En 1994, le pape Jean-Paul II le nomme premier président de l’Académie Pontificale pour la Vie
Il meurt en avril 1994 au matin de Pâques. Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse en 1997 à Paris Jean-Paul II ira se recueillir sur la tombe de son ami.
En 2007 s’ouvre son procès de canonisation.
Le 21 janvier 2021 il est déclaré Vénérable par l'Église.
Durant sa carrière Jérôme Lejeune a reçu de très nombreuses distinctions étrangères parmi lesquelles :
À la mort du Pr Lejeune, ses proches décident de créer la Fondation Jérôme Lejeune pour poursuivre son œuvre au service des patients porteurs d’un handicap mental d’origine génétique : chercher, soigner, défendre.
La Fondation, reconnue d’utilité publique en 1996, a créé l’institut Jérôme Lejeune qui accueille désormais à Paris 12000 patients en consultations (trisomie 21, autres trisomies, X-fragile, maladie du cri du Chat, retards mentaux inexpliqués…).
Elle a aussi créé trois autres fondations : en Espagne, en Argentine et aux États-Unis.
Pour plus d’information :
chairebioethique@fondationlejeune.org